10 juin 2008
19 Un évêque italien s'est opposé au mariage religieux pour impuissance sexuelle
Un évêque italien s'est opposé au mariage religieux d'un jeune paraplégique en raison de son impuissance sexuelle pourtant connue de sa fiancée.
"Aucun évêque, aucun prêtre ne peut célébrer un mariage quand il sait qu'il existe une impuissance avérée car c'est un motif d'annulation reconnu par le droit canon", a expliqué dimanche oir sur la chaîne de télévision SkyTG24 Salvatore de Ciuco, le porte-parole de l'évêque de Viterbe (centre) Mgr Lorenzo Chiarinelli.
Le jeune homme, âgé de 26 ans, est paraplégique depuis un accident de voiture. Lui et sa fiancée ont été mariés civilement samedi dans un hôpital romain par un conseiller municipal de Viterbe, délégué par le maire de gauche, et en présence du curé de la paroisse qui avait été interdit de célébrer leur union par son évêque.
L'Eglise catholique conçoit le mariage comme l'union indissoluble entre un homme et une femme dans l'objectif d'avoir des enfants.
Elle condamne toute relation sexuelle qui ne soit pas ouverte à la procréation et s'oppose également à la procréation assistée lorsqu'il faut avoir recours à un donneur.
Avec Belga
04 juin 2008
18 Les protestations d'internautes lors de la condamnation de Kareem Amer
Les protestations d'internautes lors de la condamnation de Kareem Amer
La condamnation du blogueur égyptien Kareem Nabeel Sulaiman pour ses écrits sur son blog a choqué l’opinion internationale, mais pour les blogueurs égyptiens, il s’agit d’une leçon amère et d’une menace bien trop proche d’eux pour qu’ils puissent s’estimer à l’abri. la Constitution
Kareem a été condamné par un tribunal d’Alexandrie à quatre ans de prison ferme: trois pour « blasphème contre la religion musulmane » et un pour « insultes » au Président égyptien Hosni Mubarak.
Pour le blogueur Ala’a Abdulfattah, qui a été lui-même été détenu l’an dernier pour son activisme politique, c’est l’année de prison pour « insulte » au président qui le met hors de lui.
عبد الكريم خد 4 سنين حبس
3 سنين على تهمة ازدراء الأديان و سنة على تهمة اهانة السيد الرئيس
بيقولك مرة واحد قرر يرشح نفسه رئيس الجمهورية، مسكوه بتوع أمن الدولة و قالولوا أنت عبيط ولا ايه، قالهم هو شرط؟
الناس اللي كانت بتشجع محاكمة و حبس عبد الكريم، يا ريت تركزوا شوية على حتة سنة حبس على تهمة اهانة الرئيس دي، يا ريت تاخدوا بالكم كويس من معناها. و تفكروا كويس دي لما تعدي بالساهل كده ممكن تستخدم ثاني ضد مين و ضد كام حد في مصر.
فكروا كويس في عاقبة حبس الكافر الزنديق الكخة بتهمة اهانة الرئيس.
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“Abdulkareem a été condamné à quatre ans derrière les barreaux trois pour blasphème contre la religion, et un pour avoir insulté le président. On raconte qu’un jour, quelqu’un décida de se présenter à l’élection présidentielle. La police secrète l’arrêta et lui demanda s’il était stupide. L’homme s’étonna : « C’est obligatoire ? ». J’espérais que les personnes qui se sont mobilisées pour le procès de Abdulkareem aurait relevé, en passant, cette petite partie [du jugement] qui décrète qu’il passera un an en prison pour avoir insulté le président. J’espère que vous m’accorderez un peu d’attention sur ce point. J’espère que vous y réfléchirez : quand une sentence de ce genre passe sans soulever un tollé, contre combien d’autres personnes en Egypte cette accusation sera-t-elle utilisée par le futur ? Réfléchissez aux conséquences qu’entraîne l’emprisonnement d’un sale infidèle pour insulte au président », écrit-il.
Freedom for Egyptians [EN] pense, comme Abdulfattah, qu’après la condamnation de Kareem, les autres blogueurs ne sont plus en sécurité.
« Ce matin, j’ai vu les nouvelles sur le blogueur egyptien Abdel Kareem Nabil Soliman Amer et, comme prévu, il a été condamné à quatre ans de prison. Je m’attendais à de la prison, mais pas à quatre ans. Il reste le recours en appel, mais qui peut dire…
C’est vraiment triste ! L’Egypte établit un dangereux précédent en jugeant et condamnant les blogueurs et ceux qui écrivent sur internet, quand d’autres pays cherchent à augmenter le niveau de liberté d’expression.
Le plus grand désastre n’est pas le fait qu’on soit pour ou contre le blog de Kareem Amer. La vraie déception est que beaucoup de gens approuvent la condamnation de Kareem, même sa propre famille. Ils ignorent que, quelles que soient leurs opinions sur la politique ou la religion, leur tour viendra…
Je ne suis pas choqué, mais triste. » conclut-il.
Après avoir résumé les réactions des organisations internationales de défense des droits de l’homme, un autre blogueur égyptien, Ibn Al Dunya, ajoute quelques réflexions personnelles.
« Cela évoque d’autres grands fils et filles de l’Egypte, qui sont passés par la même étrange expérience avec [l’université] al-Azhar que Kareem pendant les seize derniers mois (même si les conséquences ont été différentes). Des personnalités comme Ali Abd al Razeq, Taha Hussein, Naguib Mafouz, Youssef Chahine, Farag Fouda, Alaa Hamid, Nasser Hamid Abu Zeid, Louis Awad et Nawal as Saádawi ont tous subi la même inquisition, et n’ont pas été jugés digne des hauts critères de cette auguste institution ».
Pour quatre d’entre eux au moins, cela a eu d’énormes conséquences. Mafouz a été poignardé 35 ans après avoir écrit Awlad Haratna (Les fils de la médina), et celui qui a porté les coups invoquait la décision de al Azhar comme motif de son geste. Farag Fouda a été assassiné dans la rue après avoir été décrété apostat par Sheikh Muhamed al Ghzali. Nasser Hamed Abu Zeid a été limogé de son poste à l’université du Caire, contraint de divorcer de son épouse Iqbal Younis, et tous deux ont dû s’exiler.
Et maintenant, Abdel Kareem Nabil Sulaiman…. » écrit-il.
Ibn Al Dunya soutient que les religions sont protégées et ne peuvent pas être ternies par les écrits ou les pensées d’une personne ou d’une autre.
“Ce que les gens perçoivent comme une mesure de protection de la religion, ou de l’image de l’Egypte, n’est pas une bonne chose, c’est un signe de faiblesse. Les religions (l’Islam, ou le christianisme) n’ont pas besoin d’être protégées par le peuple. La religion elle-même est bien plus grande que nous tous réunis et ces deux religions ont survécu à des temps bien pires que les nôtres. C’est nous qui avons besoin de la religion, et non le contraire. L’Islam n’est pas menacé en tant que religion, ou comme civilisation, par Al Qaida, le Danemark, Salman Rushdie, le Pape, ou n’importe lequel des auteurs mentionnés ci-dessus, et certainement pas par un simple blogueur comme Kareem, de même que le christianisme n’est pas menacé par les écrits de Muhammad Emara ou les images du moine, etc. », écrit-il.
Pendant ce temps, la blogueuse Yasmin [EN] nous révèle ce que Kareem a exactement écrit sur son blog et ce qui a motivé son arrestation.
«Le dernier billet sur son malheureux blog date du 28 octobre 2006. Il y mentionne qu’il a reçu une convocation de la police dans le cadre d’une enquête. Les charges qui pèsent sur lui, écrit-il, sont des fantômes de [l’université] Al Azhar qui reviennent le hanter, alors qu’il a déjà reçu les documents lui notifiant son renvoi de l’université. Il mentionne d’autres intellectuels et personnalités qui ont été victimes de la malédiction de Al Azhar, comme il l’appelle, et qui ont également été contraints de renoncer à leurs idées ou de s’exiler ou de les payer de leur vie, comme Nasr Hamed Abu Zeid, Dr. Ahmed Sobhy Mansour, Nawal El Saadawi ou Ahmed El Shahawy et feu Farag Fouda. Il écrit que cela ne fait que renforcer sa résolution. Depuis ce dernier billet, il a été arrêté et emprisonné, et a sans nul doute vécu l’enfer. Nous avons tous vu ces vidéos sur YouTube, sur ce qui se passe dans les postes de police égyptiens:sa détention préventive a probablement été un cauchemar, et le mot est faible. Les visites de sa famille et de son avocat lui étaient interdites. Les charges retenues contre Kareem étaient d’avoir blasphémé contre l’islam, troublé l’ordre public, et insulté le président Hosni Moubarak. » écrit elle.
D'après Yasmin, Kareem écrivait sur l’amour et sur l’instrumentalisation de la religion pour exclure les femmes de la vie publique. Kareem n’admettait pas « que l’on n’éduque pas les filles, qu’on leur interdise de travailler dans certains lieux ou secteurs professionnels. Il condamne la circoncision féminine [ndlr : l’excision], les mutilations génitales, comme une autre forme de répression. Il critique le fait de marier les filles très jeunes et dénonce avec passion les violences conjugales. Toutes ces critiques ont déjà été examinées par [l’université] Al Azhar et par le grand Mufti ».
“J’ai lu tout son blog. Cela m’a pris deux jours, mais j’ai pu lire attentivement chaque billet. Je devais comprendre pourquoi il va être privé de quatre années de sa vie. Pourquoi on lui a nié le droit de finir ses études. Pourquoi il a été renvoyé de l’université. Pourquoi on l’a fait taire et pourquoi on a fait de lui un bouc émissaire, peut être pour faire peur, et faire taire d’autres blogueurs ».explique-t-elle.
Yasmin a réalisé un travail remarquable en résumant les billets de Kareem et en nous donnant une chronologie de tous les sujets sur lequel le blogueur emprisonné s’est exprimé. En conclusion, elle écrit :
“Le plus surprenant : le chapitre 3 de
« C’est exactement ce que Kareem a fait. Il a exercé sa liberté d’opinion. Il a pris au sérieux son droit d’exprimer ses opinions et y croyait assez pour les écrire sur Internet, sur un blog accessible au public. A mon avis, Kareem a respecté ses convictions ainsi que sa religion. Dans sa présentation sur son blog, Kareem a écrit qu’il avait hâte d’aider l’humanité à lutter contre toute forme de discriminations. Le Coran implore les croyants de dénoncer l’injustice, et c’est précisément ce que Kareem a fait.
Une fois de plus, une institution religieuse se prend pour Dieu. Au lieu de voir qu’ils font partie du problème, ils interprètent toute critique de l’institution comme une critique d’Allah, alors que Kareem a seulement fait ce qu’Allah ordonne à tout musulman [4:135] « Ô les croyants ! Observez strictement la justice et soyez des témoins (véridiques) comme Dieu l’ordonne, fût-ce contre vous mêmes, contre vos père et mère ou proches parents. Qu’il s’agisse d’un riche ou d’un besogneux, Dieu a priorité sur eux deux (et Il est plus connaisseur de leur intérêt que vous). Ne suivez donc pas les passions, afin de ne pas dévier de la justice. Si vous portez un faux témoignage ou si vous le refusez, [sachez que] Dieu est Parfaitement Connaisseur de ce que vous faites ».
Amira Al Hussaini
http://fr.globalvoicesonline.org/2007/03/03/12/
Source : http://www.rsf.org/
03 juin 2008
17 suite du 16 Mariage annulé pour "non virginité" : le parquet va faire appel du jugement
Mariage annulé pour "non virginité" : le parquet va faire appel du jugement
NOUVELOBS.COM | 02.06.2008 | 18:27
La garde des Sceaux Rachida Dati a demandé que le parquet interjette appel du jugement du tribunal de grande instance de Lille, qui avait annulé un mariage parce que la mariée avait menti sur sa virginité. La ministre avait pourtant estimé vendredi que l'annulation par la justice de ce mariage était "aussi un moyen de protéger la personne".
La garde des Sceaux Rachida Dati a demandé lundi 2 juin au procureur général de Douai que le parquet interjette appel du jugement du tribunal de grande instance de Lille, qui avait annulé un mariage parce que la mariée avait menti sur sa virginité, a annoncé la Chancellerie la Chancellerie. la Justice la Chancellerie la Justice
"L'annulation d'un mariage par le tribunal de grande instance de Lille a provoqué un vif débat de société. Cette affaire privée dépasse la relation entre deux personnes et concerne l'ensemble des citoyens de notre pays, et notamment les femmes", déclare
Selon le porte-parole de
"un moyen de protéger la personne"
Rachida Dati avait pourtant estimé vendredi que l'annulation par la justice de ce mariage était "aussi un moyen de protéger la personne". La ministre de
Du coup, le ministre du Travail Xavier Bertrand avait, lundi dans la matinée, pris la défense de la ministre. "Ce qu'elle a dit correspond tout à fait au rôle du garde des Sceaux, et j'aimerais bien aussi que chacun puisse raison garder par rapport aux déclarations de Rachida Dati", a déclaré Xavier Bertrand.
"Il y a une attitude par rapport aux propos de Rachida Dati qui ne me plaît absolument pas", a répété Xavier Bertrand, soulignant qu'"elle n'a pas la tâche la plus facile qui soit mais elle est là aussi sur un sujet où il y a beaucoup d'émotion pour redire les choses juridiquement".
La justice, "un rempart à la loi du plus fort"
"La justice est là pour protéger. Le fait d'annuler un mariage est aussi un moyen de protéger la personne qui souhaite peut-être se défaire du mariage, parce que je pense que cette jeune fille (...) a souhaité également, sans doute, se séparer assez rapidement", avait déclaré Rachida Dati.
"L'annulation de mariage est un moyen de se séparer rapidement", a-t-elle ajouté.
"La justice est là pour protéger les plus vulnérables, les plus modestes, ceux qui sont en difficulté. La justice est aussi un rempart à la loi du plus fort", avait-elle souligné.
La garde des Sceaux a par ailleurs rappelé que la "décision civile, avec le consentement des deux parties, a été prise par un critère juridique, qui a été une erreur sur la qualité essentielle de la personne pour une des parties".
Faille
Sur le fond, Xavier Bertrand estime que "dire que l'on pourrait annuler un mariage parce qu'une jeune fille aurait menti sur sa virginité, cela semble insupportable pour tout le monde". "Il ne peut pas y avoir aujourd'hui dans notre droit la moindre faille, la moindre remise en cause ni du droit des femmes, ni du droit à leur intégrité", a-t-il affirmé.
"Je crois qu'il faut aussi regarder un peu plus en détail" le jugement, a ajouté le ministre, se demandant si "c'est véritablement notre Code civil qui ne serait plus adapté sur certaines dispositions".
C'est pourquoi l'idée de parlementaires de se saisir du sujet est "une bonne initiative", selon lui.
Source :
http://tempsreel.nouvelobs.com/une_actu.html
30 mai 2008
16 Mariage annulé pour non-virginité
Mariage annulé pour non-virginité: Sihem Habchi dénonce une "fatwa contre la liberté des femmes"
Sihem Habchi, la présidente de l'association Ni putes ni soumises, a dénoncé jeudi une "fatwa contre la liberté des femmes", après la décision du tribunal de grande instance de Lille d'annuler, le mois dernier, un mariage à la demande du mari de confession musulmane, parce que l'épouse avait menti sur sa virginité.
"Je suis complètement catastrophée ainsi que beaucoup de femmes qui nous contactent", a-t-elle déclaré sur RTL. "C'est une décision inadmissible (...) Reconnaître que la virginité est une qualité essentielle pour les femmes et pour l'annulation d'un mariage, c'est revenir des années en arrière".
"C'est une honte!", a déploré Mme Habchi, en déplorant "un glissement vers une institutionnalisation du communautarisme" et demandant "qu'il y ait un décret de loi aujourd'hui qui arrête ça". "La sexualité relève de l'ordre privé", a-t-elle ajouté.
La Chancellerie
"En aucun cas cette décision ne constitue une application par les juges de dispositions inspirées par des considérations de morale, religieuses ou confessionnelles", a assuré Guillaume Didier, porte-parole de la ministre de la Justice Rachida
Me Xavier Labbée, l'avocat du mari, a expliqué jeudi que son client "s'est senti trompé". "Il a dit: je ne peux pas faire confiance à quelqu'un qui, dès le départ, me ment. Comment voulez-vous construire une union durable sur un mensonge?", a-t-il dit sur France-3.
"Il ne faut pas faire de cette affaire une résurrection d'un retour à la religion et à l'obscurantisme", a nuancé l'avocat. "C'est tout simplement une application des règles de la nullité du mariage", a-t-il dit en rappelant qu'un mariage peut être rompu par un divorce, mais aussi par la nullité. L'article 180 du Code civil indique notamment que "s'il y a eu erreur dans la personne, ou sur des qualités essentielles de la personne, l'autre époux peut demander la nullité du mariage".
La philosophe Elisabeth Badinter, qui s'est déclarée "ulcérée" et "très inquiète" par cette décision, a dit avoir "honte" pour la justice française. "Ça aboutit tout simplement à faire courir nombre de jeunes filles musulmanes dans les hôpitaux pour se faire refaire l'hymen", a-t-elle dit sur France Inter. AP
Source : http://tempsreel.nouvelobs.com/
28 mai 2008
15 Laissez étudier les bahais !
Laissez étudier les bahais !
En Iran, les membres de cette importante minorité religieuse sont interdits d'université. Quinze intellectuels et scientifiques de France et d'ailleurs lancent ici un appel pour que cesse une discrimination intolérable.
Les journaux ont rapporté récemment l'indignation des gouvernements de nombreux pays, dont le nôtre, quand Mahmoud Ahmadinejad déclarait, le 26 octobre 2005, vouloir rayer Israël de la carte. Cette déclaration du président nouvellement élu de la République
Les faits
En Iran, la direction de la minorité bahaïe décapitée après une vague d'arrestations
Reportage
Ainsi le régime iranien actuel pratique la discrimination selon des critères religieux. Il reconnaît deux catégories de citoyens : les musulmans chiites – et, dans une moindre mesure, les sunnites – et les fidèles de religions antérieures à l'islam (zoroastriens, juifs et chrétiens), citoyens de seconde zone. Les autres, en particulier les baha'is, les agnostiques et les athées, sont des non-citoyens.
Les fidèles de la religion baha'ie sont ainsi décrits par Antoine Spire dans la Chronique
Depuis vingt-cinq ans, les fils et les filles de la minorité religieuse la plus importante du pays se contentent du baccalauréat. En Iran, c'est ainsi. Pour avoir le droit de s'inscrire à l'université, il faut s'y présenter comme musulman, juif, zoroastrien, ou chrétien, seules religions reconnues. Les autres citoyens n'existent pas. Les baha'is refusent, par principe, de feindre la conversion. Ils n'ont donc pas droit aux études. Depuis vingt-cinq ans, une génération, et la rentrée 2005 n'a pas failli à la règle. Nous, chercheurs et enseignants de France et d'ailleurs, refusons de nous y résigner.
Nous, qui avons eu la chance de poursuivre les études qui nous ont fait ce que nous sommes, voulons rappeler ici une évidence : l'accès à la connaissance est un droit fondamental de la personne humaine. Et nous ne pouvons que regretter que le gouvernement iranien, après avoir promis "de rendre accessible à tous, en pleine égalité, en fonction des capacités de chacun, l'enseignement supérieur, sans discrimination", y compris "religieuse", en signant la convention de l'Unesco contre la discrimination dans l'éducation, manque à sa parole.
De quoi s'agit-il ? Depuis l'avènement de la République la Fédération
Pourquoi ? Leur foi, qui a vu le jour en Iran, au XIXe siècle, est postérieure à l'islam, et à ce titre, elle n'est pas considérée comme une véritable religion par le régime. Notons que le sort des autres religions n'est pas non plus très enviable. Les zoroastriens, juifs, et chrétiens, et à un degré moindre les sunnites, sont, eux, des "citoyens de seconde zone", souligne la FIDH. Victimes
Dans les années qui ont suivi la révolution, la répression contre les baha'is a été féroce. Au début des années 1980, plus de 200 baha'is, parmi les membres les plus actifs, ont été exécutés pour avoir refusé de se convertir à l'islam. L'indignation de la communauté internationale a ralenti cette répression. Mais elle n'a jamais réussi à la stopper : la lutte contre les baha'is est désormais larvée. Un document interne signé, en 1991, de la main d'Ali Khamenei, guide suprême de la révolution islamique, détaille une série de recommandations pour régler ce que les autorités appellent "la question baha'ie" : "Le gouvernement traitera les baha'is de telle sorte que leur progrès et leur développement soient bloqués. (...) Il faut les expulser des universités, soit lors du processus d'admission, soit au cours de leurs études, une fois découvert qu'ils sont baha'is. (...) L'accès à l'emploi, s'ils s'affichent comme baha'is, doit leur être refusé. Toute position d'influence, dans le secteur éducatif par exemple, doit leur être refusée."
La France
La vie intellectuelle et professionnelle des baha'is d'Iran a été mise en sommeil, de la manière la plus subtile qui soit. La majorité des médecins, juristes, comptables, architectes ou ingénieurs baha'is d'Iran aujourd'hui sont proches de la retraite, et leurs enfants sans avenir. Une violence qui ne dit pas son nom, et d'autant plus cruellement ressentie que les fidèles de cette religion considèrent l'acquisition du savoir comme un devoir sacré : selon les commandements baha'is, la connaissance, en particulier celle des arts et des sciences, est la base du progrès de l'homme.
Les faits En Iran, la direction de la minorité bahaïe décapitée après une vague d'arrestations
Reportage Etre juif en Iran
Ils n'ont d'ailleurs pas renoncé à éduquer leurs fils et leurs filles. Depuis 1987, ils agissent, à leur échelle. Ils ont mis en place une université gratuite, dirigée par des enseignants bénévoles, dans l'intimité des maisons, avec ses ordinateurs personnels, ses bibliothèques, et même ses examens. Cette université virtuelle est soumise au harcèlement de l'Etat, qui confisque du matériel, des copies d'examen, voire arrête ses responsables. Malgré cela, ses diplômes en psychologie, informatique, comptabilité, lettres, biologie, pharmacie, droit, études dentaires, sont reconnus par certains employeurs en Iran, et par certaines universités à l'étranger. Mais les ressources sont faibles, comparées au millier de jeunes à former par an. Un bachelier baha'i sur dix peut en bénéficier aujourd'hui : seuls les plus autonomes et les plus brillants sont formés dans ces écoles supérieures artisanales et très sélectives. Les 90 % qui restent grossissent les rangs de la génération sacrifiée.
Le sort des étudiants baha'is d'Iran n'est pas une fatalité. D'abord parce que l'Iran a les ambitions et les moyens d'une société moderne : le niveau d'études de sa population, dans le pays d'Avicenne, de Hafez, et de certains des plus grands cinéastes contemporains, est un des plus élevés de cette région du monde. La qualité de son système universitaire est reconnue. Il accorde par ailleurs une large place aux femmes : contrairement aux idées reçues, les étudiantes sont plus nombreuses que les étudiants en Iran. Le sort des jeunes baha'is n'est pas une fatalité, enfin, parce que le gouvernement iranien est sensible plus qu'on ne le pense à la pression des défenseurs des droits de l'homme.
Tout être humain a droit au savoir, quelles que soient ses origines. Nous sommes solidaires de ces jeunes qui ont soif de connaissance. Nous demandons au gouvernement iranien d'accueillir dans les universités du pays tous les jeunes qui ont passé avec succès l'examen d'entrée, sans exception. Pour que cesse enfin l'épuration culturelle.
Rosine Haguenauer, directrice de recherche au CNRS en biologie
Professeur Jean-Pierre Vernant, historien, professeur au Collège de France
Pascal Lederer, directeur de recherche au CNRS, physicien
Professeur Pierre Gilles De Gennes, professeur au Collège de France, Prix Nobel de physique
Stéphane Robert, directeur de recherche au CNRS, linguiste
Jean-Antoine Lepesant, directeur de recherche au CNRS en biologie
Myriam Chimènes, directrice de recherche au CNRS, musicologue
Professeur Sophie Vriz, enseignante chercheuse en biologie
Miguel Angel Estrella, pianiste, ambassadeur auprès de l'Unesco
Professeur Michel Volovitch, enseignant chercheur en biologie
Sophie Vassilaki, enseignante chercheuse, linguiste
Professeur Claude Cohen-Tannoudji, professeur au Collège de France, Prix Nobel de physique
Professeur François Jacob, professeur au Collège de France, Prix Nobel de médecine
Professeur François Gros, professeur en biologie au Collège de France
Professeur Isabelle This-Saint Jean, enseignante chercheuse, économiste
Source : http://www.lemonde.fr/poubelle/article/2005/12/14/laissez-etudier-les-bahais_721435_609984.html
27 mai 2008
14 des femmes ont pénétré dans le sanctuaire des monastères du Mont Athos
AP - Lundi 26 mai, 16h43
ATHENES - Pour la première fois depuis un millier d'années, des femmes ont pénétré dans le sanctuaire des monastères du Mont Athos, en Grèce du Nord. Il s'agit de quatre immigrées clandestines de Moldavie arrivées là par hasard sans savoir que ce haut lieu de l'orthodoxie était interdit aux femelles de quelque espèce que ce soit, a déclaré la police lundi.
Des moines ont découvert les intruses et un homme, clandestin moldave lui aussi, dimanche soir et lundi matin. Le groupe a été placé en détention au poste de police de la péninsule.
Les cinq compagnons ont déclaré avoir quitté la côte turque à bord du bateau à moteur de deux passeurs Ukrainiens qui les ont laissés au Mont Athos alors qu'ils avaient payé 4.000 euros chacun pour gagner le port turc de Çanakkale, dans le détroit des Dardanelles. Beaucoup de migrants voulant entrer dans l'Union européenne passent par la Grèce
Le Mont Athos est un territoire autonome qui abrite une vingtaine de monastères chrétiens orthodoxes, le plus ancien datant du Xe siècle. Même les animaux femelles y sont interdits. L'interdiction est inscrite dans la Constitution
Des organisations féministes militent pour la levée de cet interdit sexiste. En janvier dernier, un groupe de femmes a brièvement violé le sanctuaire pendant une manifestation de villageois propos d'une dispute territoriale avec les moines. AP
22 mai 2008
13 news Habiba K. risque trois ans de prison
Habiba K. risque trois ans de prison
La foi est-elle soumise à autorisation ?
La justice algérienne est en flagrant délit d’amalgame entre prosélytisme et pratique d’une religion autre que l’Islam.
Le tribunal de Tiaret vient de marquer avec force confusion un lien de cause à effet entre la détention d’ouvrages religieux et l’intention de répandre une autre foi que l’Islam. Habiba K., jeune femme de 36 ans de confession chrétienne, se trouve traînée en justice parce que des gendarmes ont trouvé sur elle une douzaine de bibles et que la partie civile représentée par la direction des affaires religieuses de la wilaya de Tiaret a interprété comme une preuve de vouloir prêcher la foi chrétienne. Le procureur de la République la Constitution la République
Source : http://www.elwatan.com/
17 août 2007
12 croisades
Quand ?
La première croisade commence le 27 novembre1095.
Pourquoi ?
Pour délivrer le Saint-Sépulcre(le tombeau du Christ à Jérusalem) et secourir les chrétiens d'Orient.
Les causes ?
Sa destruction en 1009 sur ordre du sultan fatimide d'Égypte El-Hakim, dans un accès de fanatisme.
L'occupation de la Palestine
L'appel à l'aide militaire urgente de l'empereur byzantin romain Diogène.
Et avant ?
En 638, lorsque les musulmans s'emparent de Jérusalem, les pèlerinages continuent comme si de rien n'était. Il est vrai qu'ils assurent des revenus importants aux Orientaux.
Sous le règne des califes abbassides de Bagdad, des monastères relais se multiplient sur les routes des pèlerins pour apporter aide et secours à ceux-ci.
En dix ans, tirant parti des dissensions au sein des troupes chrétiennes, les Turcs enlèvent aussi l'Asie mineure aux Byzantins. Constantinople, la capitale de l'empire byzantin, n'est pas loin de tomber entre leurs mains.
En accourant à l'aide des chrétiens orientaux, les croisés d'Occident vont repousser de quatre siècles la chute de Constantinople.
Enthousiasme général
Il y eu d'abord une croisade "populaire", croisade qui arrive à Constantinople le 1er août 1096.
L'empereur Alexis Comnène recommande à Pierre l'Ermite d'attendre la croisade seigneuriale et installe les pèlerins de l'autre côté du Bosphore, sur la rive asiatique, pour prévenir les débordements. Mais, désobéissant à leurs chefs, les croisés se remettent en route. Leur périple tourne court et ils ne tardent pas à être massacrés ou capturés par les Turcs.
Les guerriers, quant à eux, prennent le temps de se préparer, et attendent le 15 août 1096 pour se mettre en route selon les instructions du pape. Près de trois ans s'écouleront avant qu'ils atteignent leur but, la libération de Jérusalem et du tombeau du Christ. - Les seigneurs partirent en 4 groupes, qui se rejoignirent à Constantinople, ils traversèrent le plateau d'Anatolie, ils assiégèrent Antioche, les seigneurs étaient sous la direction de Godefroy de Bouillon,
Signes distinctifs : Le nom "croisade", vient de la croix d'étoffe rouge que devaient porter, sur l'épaule et sur la poitrine, les croisés, c'est à dire toutes les personnes qui prenaient part à la croisade..
Basé sur un texte de André Larané
A suivre : le déroulement de la ptrmière croisade qui fut un succès.
20 juin 2007
11 La lapidation
Une forme d'exécution pas nouvelle même si médiatiquement on en parle actuellement puisque certains pays au XXIe siècle en sont encore à cette pratique ancienne qui était couramment utilisée avant Jésus-Christ dans tout le bassin méditerranéen.
Champs d’application : adultère, blasphème, meurtre et prostitution.
Jésus aurait empêché la lapidation de Marie-Madeleine et demandé à ses accusateurs : « Que celui d'entre vous qui est sans péché lui lance la première pierre ! »
Cette peine capitale est encore en vigueur dans les codes de certains pays. Généralement elle est publique.
Quelques exemples :
IRAN : des exemples pas tellement anciens qui ont été généralement appliqués à des femmes : 50 coups de fouet, mort par lapidation pour adultère. Une autre femme, âgée de trente-cinq ans, lapidée après purgé huit années d’emprisonnement après avoir été déclarée coupable de "corruption sur terre" pour avoir joué dans un film pornographique. Le Code pénal iranien prévoit la peine de lapidation pour un certain nombre d’infractions.
Aux termes de la loi, les hommes doivent être enterrés dans le sol jusqu’à la taille et les femmes jusqu’au dessus de la poitrine.
Les condamnés qui réussissent à s’extraire du sol et à s’échapper pendant les jets de pierres sauvent en principe leur vie.
L’article 104 du Code pénal iranien dispose : "Les pierres utilisées pour infliger la mort par lapidation ne devront pas être grosses au point que le condamné meure après en avoir reçu une ou deux ; elles ne devront pas non plus être si petites qu’on ne puisse leur donner le nom de pierre.
EMIRATS ARABES UNIS : février 2000, un tribunal islamique a condamné une ressortissante indonésienne, à la peine de mort par lapidation, sur la foi de prétendus aveux d’adultère. Cette juridiction a également condamné par contumace à un an d’emprisonnement l’homme mis en cause dans l’affaire, un ressortissant indien qui a fui le pays. Cependant dans les Émirats arabes unis, les condamnations à mort font systématiquement l’objet d’un renvoi en appel. Cette cour d’appel a commué la condamnation à mort en une peine d’un an d’emprisonnement, assortie d’un arrêté d’expulsion.
NIGERIA : fin 2001, une femme de 35 ans, divorcée et mère de cinq enfants a été condamnée à la lapidation pour adultère. Cette affaire avait provoqué de vives réactions internationales, dans la mesure où l’homme avec lequel elle était présumée avoir eu des rapports adultérins avait été laissé en liberté. Elle a été acquittée en appel…
PAKISTAN : les femmes victimes de viol qui ne parviennent pas à prouver qu’elles n’étaient pas consentantes peuvent être elles-mêmes accusées de zina (fornication), crime puni de mort par lapidation, ou par un châtiment plus doux (sic) de flagellation en public.
SOUDAN : en 2002, un certain nombres de personnes ont été condamnées à être exécutées, lapidées ou amputées dans deux états de l’ouest du Soudan, le Darfour septentrional et le Darfour méridional.
Le Code pénal soudanais, qui se fonde sur l’interprétation de la charia, prévoit ces peines éventuellement suivie de la crucifixion du condamné (oui, oui Néron tu es revenu). Cependant, la sentence capitale peut être annulée en appel et par exemple par "faveur" (resic) être commuée à recevoir 75 coups de fouet, appliqués immédiatement.
Pour conclure
La lapidation est un châtiment cruel et surtout sexiste
En Iran, en Arabie Saoudite, au Soudan, au Nigeria, l’adultère, en tant que crime sexuel, est passible de la peine de mort par lapidation ; et ce sont les femmes qui en sont les premières victimes. En effet, le déroulement des procès est manifestement défavorable aux accusées, la grossesse étant considérée comme une preuve suffisante de zina, infraction constituée par l’adultère ou par des rapports sexuels librement consentis hors du mariage. Le serment prêté par un homme qui dément avoir eu une relation sexuelle avec une femme constitue souvent une preuve suffisante pour le déclarer innocent, sauf si quatre témoins oculaires indépendants et de bonne réputation déclarent qu’il a participé à cet acte. "L’exécution par lapidation intensifie la brutalité de la condamnation à mort, qui constitue en elle-même, la pire forme de torture et l’ultime violation du droit à la vie. Cette méthode n’à d’autre but que celui d’augmenter la souffrance de la victime »
il faut encourager et saluer les initiatives telles que celle-ci :
Au BANGLADESH, en 2001, une décision historique fut rendue par la Haute Cour
Chaque année, c’est par dizaines que des fatwas sont prononcées en milieu rural par des membres du clergé musulman qui organisent des rassemblements quand des plaintes ont été déposées, généralement contre des femmes qui tentent de s’affirmer dans la vie de leur famille et de leur village. Ces femmes sont condamnées à des peines de flagellation et de lapidation, ainsi qu’à d’autres châtiments humiliants.
Amnesty affirme que les lapidations et exécutions de mineurs se poursuivent en Iran |
27-05-2007
Amnesty affirme que les lapidations et exécutions de mineurs se poursuivent en Iran La torture, particulièrement en période d'avant procès, reste monnaie courante », ajoute le rapport.
17 avril 2007
10 Chasse aux sorcières (suite)
Chasse aux sorcières (suite)
Procès à Galilée.
Pour avoir douté de la théorie géocentrique de Ptolémée,
Galileo Galilei est forcé à se rétracter : on lui montre les instruments de torture, qui seraient employés s'il insiste. Il finit par se rétracter pour éviter la torture. Il passera le reste de sa vie "prisonnier" dans sa villa, sa réputation internationale de scientifique lui permet d'éviter des conséquences plus graves Ses œuvres sont
mises à l'Index (c'est à dire interdites).
L'Église catholique sera très lente à admettre le fait que la Terre La Congrégation
Le pape Jean-Paul II en 1979, promet d'approfondir "l'examen du cas Galilée (...) dans une reconnaissance loyale des torts de quelque côté qu'ils viennent".
En 1992 (14 ans après !!!), une commission rendra ses conclusions au pape : elle admet les erreurs des juges de l'époque et de Galilée, qui ne surent faire la distinction qui s'impose entre "l'approche scientifique de phénomènes naturels" et "la réflexion sur la nature de l'ordre philosophique".
L'Eglise absout finalement Galilée, tout en insistant sur le fait qu'il est au moins aussi responsable qu'elle-même de sa condamnation.
1618 à 1648
C'est la guerre de 30 ans. Les très catholiques souverains de Habsbourg forcent la conversion de leurs sujets protestants de Bohème. La population de l'Allemagne est réduite de moitié. De nombreuses villes sont dévastées. Des épidémies de peste dévastent toute l'Europe centrale.
La guerre s'étend en dehors de l'Allemagne : Gustave II de Suède oblige ses soldats à chanter des cantiques chrétiens chaque soir, mais ceux-ci sont d'autre part de redoutables pilleurs.
Pillage doit être pris au sens large, ce n'est pas seulement voler mais encore égorger les hommes adultes, violer femmes et enfants avant d'égorger aussi tout ou partie de ces derniers et de mettre le feu à la ville.
1650 Création de la terre le dimanche 23 octobre 4004 avant J.-C.
L'archevêque d'Irlande James Ussher la Bible
utilise 
venait pourtant d'inventer le machine à calculer !
Le calcul de Ussher est toujours utilisé aujourd'hui par les créationnistes américains, qui s'obstinent à nier tout ce qui a plus de 6000 ans d'âge : dérives des continents, fossiles, etc. sont, encore aujourd'hui, pour ces individus, des "œuvres du démon" destinées à nous tromper.
http://fr.wikipedia.org/wiki/Cr%C3%A9ationnisme
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