Religions, les répressions, les personnages charismatiques

Le titre parle de lui-même

07 novembre 2009

45 Le marché halal est en pleine expansion.

Halal vs haram

Le marché halal est en pleine expansion. Petit tour des produits permis aux musulmans

BRUXELLES

Tout le monde connaît la viande halal. Une viande préparée selon les prescriptions du Coran, selon lesquelles la bête a été égorgée au nom de Dieu, conformément au dhabiha (méthode d’abattage rituelle prescrite par la loi islamique).

Mais le mot halal s’apparente aussi à un autre principe: il permet de distinguer les aliments autorisés par le Coran. Le terme désigne ce qui est propre, licite, en opposition avec haram qui signifie interdit, péché. Par exemple: le poisson est halal, mais le porc haram. Le livre sacré identifie les aliments haram et présente les méthodes pour les rendre halal.

Face à une demande croissante pour ce marché, d’autres produits halals ont fait leur apparition. Ils sont parfois assez inattendus!

Le Coran interdisant la consommation d’alcool, des sociétés ont alors créé du champagne halal! Une boisson pétillante qui ressemble fort au vin à bulles, à l’exception près qu’elle est sans alcool. Dans la même lignée,

la Moussy

, une bière cette fois-ci, sans alcool et à base de malt: n°1 en Arabie Saoudite. Dans les rafraîchissements toujours, une boisson énergisante, X35 Energy Drink, a été élaborée sans taurine, à la graine de nigelle.

Plusieurs marques se sont lancées dans la fabrication de produits halal: de la charcuterie Fleury Michon, des saucisses Herta ou encore des bonbons Haribo.

Ces derniers ne contiennent pas de gélatine porcine, mais de la gélatine halal. Même Mc Donald’s a vendu des nuggets halal durant un certain temps en Angleterre.

Le foie gras halal est également sur le marché: il s’agit d’une préparation sans porc ni alcool. De la nourriture pour bébé ou encore des bouillons-cubes existent…

Le principe s’applique également aux cosmétiques: certains shampoings se vantent d’une fabrication sans composants animaliers ni ingrédients génétiquement modifiés.

Du maquillage certifié sans alcool, ni graisse porcine. Plus insolite encore: de la nourriture pour chats a été créée en Indonésie par un fabricant sans doute soucieux de la spiritualité de nos petits compagnons.

Mais si ces produits sont de plus en plus nombreux, gare à l’arnaque! En Belgique, 60 % des articles certifiés halal ne le sont pas. En Europe, le label de qualité halal serait délivré sans contrôles suffisants. Pour y remédier, une nouvelle fédération européenne pour les contrôleurs halals, l’European Association of Halal Certifiers, verra le jour fin février à Bruxelles.

Des produits impurs

Les ventes de produits halal dits licites vers les pays musulmans ont explosé cette année et ce, malgré la crise économique. Mais les dérives du marché existent bel et bien.

Le manque flagrant de traçabilité dans la filière en Belgique, comme dans d’autres pays européens, reste le problème majeur du secteur. “Le marché halal européen est en grande partie entre les mains de bandits qui procèdent à des manipulations dans leur propre intérêt”, affirme Farid El Machaoud, président de

la Fédération

halal et de

la Ligue

des musulmans de Belgique.

Farid El Machaoud estime qu’un label de qualité halal peut être acquis facilement, sans subir de contrôles sérieux. En France, il peut même être acheté comme tel.

“Dans la pratique, ce système est fréquemment bafoué et les personnes qui émettent les certificats ne sont pas musulmanes et ne sont dès lors pas compétentes”, explique Farid El Machaoud.

Pour faire face à cette croissance de produits indûment labélisés, une nouvelle fédération européenne pour les contrôleurs halals, l’European Association of Halal Certifiers, sera mise sur pied le 24 février à Bruxelles.

Malgré sa petite taille,

la Belgique

tente de se tailler une part du gâteau dans ce marché en pleine expansion. Cette année, il pèse plus de 100 milliards d’euros dans le monde, dont 4 milliards d’euros pour

la France.

E. VDK

Source : www.dhnet.be

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05 novembre 2009

44 condamnation à la crucifixion

Un tribunal saoudien confirme la condamnation à la crucifixion d’un violeur d’enfants

RYAD (Reuters) - Un tribunal saoudien de cassation a confirmé une décision de décapiter et de crucifier un homme de 22 ans reconnu coupable d’avoir violé cinq enfants et abandonné l’un d’eux à la mort dans le désert, ont rapporté les journaux ce mardi.

Le condamné a été arrêté plus tôt cette année après qu’un garçon de sept ans ait aidé les policiers dans leur enquête. L’enfant abandonné dans le désert après avoir été violé était âgé de trois ans, écrit le journal Okaz.

Des organisations internationales de défense des droits ont accusé le Royaume - berceau de l’islam - d’appliquer une justice draconienne : les meurtriers, les violeurs et les trafiquants de drogue sont décapités en public. Depuis le début de l’année, environ 40 personnes ont été exécutées.

En Arabie saoudite, la crucifixion consiste à attacher le corps du condamné à des poutres en bois pour l’exposer à la vue du public après qu’il ait été décapité.

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02 novembre 2009

43 La journaliste et militante soudanaise, Loubna Hussein, a été arrêtée vendredi en plein centre de Khartoum

Soudan : Loubna Hussein a été "brièvement" arrêtée

NOUVELOBS.COM | 02.11.2009 | 16:52

Réagissez à l'article

Info Nouvelobs.com

La journaliste et militante soudanaise, Loubna Hussein, a été arrêtée vendredi en plein centre de Khartoum, sans aucune raison apparente. Marie Lemonnier, journaliste au Nouvel Observateur, qui était sur place avec elle, témoigne.

La journaliste soudanaise Loubna Ahmed al-Hussein, connue pour avoir "défié" Khartoum en posant pour des photographies avec un pantalon ample, a été "brièvement" arrêtée vendredi 30 octobre dans le centre de la capitale, accusée de "trouble à l'ordre public". Marie Lemonnier, journaliste au Nouvel Observateur, était avec elle quand elle a été interpellée. Interrogée par Nouvelobs.com, elle a témoigné de la violence et de l'illégitimité d'une telle arrestation.


"Cette fois, tu ne t'en sortiras pas aussi facilement"

Vendredi 30 octobre en fin d'après-midi, les deux femmes, accompagnées du photographe de Marie Lemonnier, décident d'aller boire un thé en face de l'hôpital impérial de Khartoum, en plein cœur de la ville, chez une vendeuse de thé ambulante que connait Loubna Hussein. Le photographe prend quelques photos de la scène, quand plusieurs hommes en djellabas blanches interpellent la militante. Rapidement, un attroupement se forme. Les hommes crient à Loubna Hussein qu'elle a "diffamé l'Islam, Allah et le Soudan".
Bousculée et insultée, elle se fait conduire sous les hurlements à une camionnette dans laquelle l'attendent des policiers en uniforme qui lui disent : "Cette fois, tu ne t'en sortiras pas aussi facilement". Une allusion à sa précédente arrestation en juillet pour "atteinte à la pudeur".
Marie Lemonnier voit son photographe se faire brutaliser dans la même camionnette. Tous deux sont conduits au commissariat nord de Khartoum. Il est 18h30. La journaliste française, dont la présence n'a pas semblé inquiéter les policiers, retourne prévenir la famille et les amis de Loubna Hussein, qui répandent rapidement la nouvelle, notamment sur internet.

"Trouble de l'ordre public"

Selon Marie Lemonnier, la pression médiatique a du influer sur la libération, quelques heures plus tard, de son photographe, "terrorisé", et de Loubna Hussein, aux alentours de 21h. Le photographe n'a reçu "qu'un avertissement". Loubna Hussein, elle, a été relâchée "au bout de trois heures d'interrogatoire et de négociation", a-t-elle indiqué à nouvelobs.com.
Que reproche-t-on à Loubna Hussein? D'avoir porter atteinte à "l'ordre public", d'avoir pris des photos dans la rue, d'avoir porté atteinte au gouvernement. L'accusation concernant la prise de photographies a vite été abandonnée, faute de texte de loi. Pour les deux autres chefs, de longues négociations ont dû avoir lieu. Sur un de ces clichés, pris juste avant l'arrestation, on peut voir un des hommes en djellaba blanche qui regarde la scène. "Des policiers en civil", explique Marie Lemonnier, qui ont donné l'alerte
Loubna Hussein est surveillée, où qu'elle aille et quoiqu'elle fasse. Une simple photo peut alors devenir motif à arrestation.
"C'était très violent" témoigne la journaliste, ajoutant que Loubna Hussein était restée digne jusqu'au bout. "J'ai été surprise par la force dont elle faisait preuve".

"Continuer le combat"

Loubna Hussein milite depuis plusieurs années pour les droits des femmes au Soudan. Elle avait été arrêtée en juillet une première fois pour avoir porté un pantalon jugé "indécent", un crime passible de flagellation au Soudan. Libérée après avoir versé une amende de 500 livres soudanaises (200 USD), elle avait déclaré vouloir "continuer le combat".
Sa popularité, dont la journaliste du Nouvel Obsevateur a pu se rendre compte dans les rues de Khartoum, agace le pouvoir en place qui cherche à la faire taire. "Loubna reçoit des lettres du monde entier. Des femmes iraniennes lui écrivent pour l'encourager à continuer" témoigne-t-elle.
Et Loubna Hussein n'a pas l'intention d'abandonner. "L'étau se resserre, elle le sent. Elle sait qu'elle risque sa vie. Mais elle est prête à ça. Elle est prête à mourir demain s'il le faut".
(Clémence Artur - Nouvelobs.com)

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29 octobre 2009

42 Un prêtre marie un homme devenu femmeQuatre fois plus de débaptêmes en 2009

Un prêtre marie un homme devenu femme

ROME L’archevêque de Florence, Mgr Giuseppe Betori, a relevé de ses fonctions un prêtre d’une paroisse de la banlieue industrielle de Florence pour avoir célébré dimanche un mariage entre un homme devenu femme et un autre homme. Dimanche, le père Alessandro Santoro, un prêtre-ouvrier de la paroisse de Piagge, dont il s’occupait depuis 1994, avait célébré les noces de Sandra Alvino, 64 ans, qui avait changé de sexe il y a une trentaine d’années, et Fortunato Talotta, 58 ans. La cérémonie avait eu lieu en dépit d’une injonction de l’archevêché à ne pas célébrer le mariage.

Quatre fois plus de débaptêmes en 2009

Plusieurs éléments ont joué et choqué ceux qui s’adressent aujourd’hui à l’évêché pour être retirés des registres

BRUXELLESOui, ça existe, mais cela reste marginal.” Porte-parole des évêques de Belgique, Eric De Beukelaere n’entend pas se voiler la face. Oui, en Belgique, il se trouve quelques dizaines de personnes, chaque année, qui veulent renier leur baptême et font la démarche officielle qui s’impose alors : une demande écrite auprès de son évêché.

“Par Mail, via le site catho.be dont je m’occupe”, continue l’abbé De Beukelaer, “je reçois habituellement trois à quatre demandes, mais cette année, j’ai dû en recevoir plus de vingt.”

Qui sont ces demandeurs ? “À part quelques militants purs et durs de la laïcité, il y a ceux qui changent de religion. Ou alors, on agit par coup de sang, un coup de colère en rapport avec l’actualité…”

Et c’est ce dernier cas de figure qui a clairement boosté les demandes en 2009, comme on l’a observé aussi en Italie (4.500 cas par… mois !).

Confirmation par l’abbé Collinet pour l’évêché de Liège. “En 2004, les demandes étaient encore exceptionnelles, mais depuis, c’est entre quinze et vingt cas par an, rien que pour Liège. En 2007, on a eu une poussée avec une cinquantaine de cas, 25 en 2008 et là, on devrait arriver à 80-90 pour

2009.”

Et cela s’explique par trois choses, analyse l’abbé, toutes trois liées à l’actualité de l’Eglise. 1. La levée de l’excommunication de l’évêque Williamson, qui avait tenu des propos négationnistes 2. L’excommunication d’une jeune Brésilienne violée et enceinte qui a souhaité se faire avorter, et 3. Les propos de Benoît XVI sur le préservatif.

Tout cela avait pourtant été expliqué et remis dans son contexte, mais nous n’avons pas été entendus”, plaide l’abbé Collinet.

En 2007, en revanche, pas d’actualité religieuse qui aurait pu choquer, mais le début d’une grande campagne de

la FAML

, fédération des amis de la morale laïque, qui a distribué largement des formulaires dits de débaptisation. Il suffit de remplir,

la FAML

se charge du reste !

“On en prend acte dans les registres mais on ne peut changer ce qui a été. Il ne faut pas croire qu’on nuit à l’Église en se débaptisant…”

Nancy Ferroni

Source : www.dhnet.be

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27 octobre 2009

41 60 coups de fouet pour une journaliste saoudienne

60 coups de fouet pour une journaliste saoudienne

Rozana al-Yami n’a commis qu’un “crime” : travailler pour une chaîne libanaise qui a diffusé une émission dans laquelle un Saoudien se vantait de sa vie sexuelle.

Il ne fait pas bon d’être journaliste en Arabie Saoudite. Une jeune femme a fait les frais des décisions du parti conservateur. Elle a été condamnée à 60 coups de fouet. La principale intéressée dit ne pas vouloir faire appel, de peur d’encourir une peine plus sévère. La loi coranique saoudienne lui reproche ses liens avec la chaîne libanaise LBC qui avait diffusé un programme dans lequel on pouvait voir un Saoudien se vanter de ses exploits sexuels. Un châtiment dur mais on ne peut plus clair. La seule erreur de la jeune femme aura été de travailler pour une chaîne qui déplaît aux conservateurs du royaume. “C’est une punition pour tous les journalistes”, a-t-elle affirmé à l’AFP “ Ils affirment que la chaîne est illégale, mais le ministre saoudien de l’Information était passé récemment sur cette chaîne”

Le pire a été réservé au jeune homme qui a dévoilé sa sexualité. Mazen Abdoul écope de cinq ans de prison et de mille coups de fouet !

Sara Cernero

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05 octobre 2009

40 Le séisme de l'île de Sumatra est avant tout une punition divine

Le séisme de l'île de Sumatra est avant tout une punition divine

Indonésie

La croyance attribue les ravages de la nature à Dieu, en représailles de méfaits de la jeunesse

PADANG Les scientifiques parlent de tectonique des plaques, mais, pour certains en Indonésie, un pays très religieux et enclin à la superstition, le séisme de l'île de Sumatra est avant tout une "punition divine".

"Il a eu lieu car beaucoup de jeunes à Padang commettent des péchés, en particulier durant le ramadan", affirme Yasrizat, 36 ans, interrogé près de la mosquée de cette ville portuaire, la plus touchée par le séisme.

"À la plage, ils ont des activités pécheresses. Dieu nous punit avec ce séisme", ajoute cet ouvrier. Romi, 40 ans, qui aide les secours, pense que les hôtels, qui se sont écroulés, ont été châtiés pour certaines "activités immorales". "Allah est en colère !", lance-t-il, ajoutant : "Nous avons besoin de constructions solides, mais si les activités pécheresses se poursuivent dans les hôtels, il y aura encore des séismes. Qu'Allah nous protège."

Tout le monde ne partage pas cette affirmation, mais en Indonésie, où les grands courants religieux sont présents - avec l'islam au premier rang -, nombreux sont ceux qui peuvent se laisser convaincre par ce discours.

Après le séisme, les médias indonésiens se sont fait l'écho de symboles divins apparus dans les nuages, comme un soleil en forme d'anneau entouré d'un arc-en-ciel et le nom de Dieu écrit en calligraphie arabe...

Le président Susilo Bambang Yudhoyono lui-même n'est pas épargné, certains le désignant comme un "chat noir", car, depuis son arrivée au pouvoir en 2004, le pays n'a pas été épargné par les catastrophes, naturelles ou provoquées par l'homme.

Et, pour ses détracteurs, ses initiales SBY se lisent "Selalu Bencana Ya", ce qui veut dire "Toujours un désastre".

Source : www.dhnet.be

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17 septembre 2009

39 Des religieux contre Ahmadinejad

Des religieux contre Ahmadinejad

En appelant les dignitaires religieux à dénoncer les violences commises par le pouvoir en Iran, le grand ayatollah Hossein Ali Montazeri s'est une nouvelle fois attiré les foudres de Téhéran. Plusieurs de ses proches ont été arrêtes.

En Iran, l'opposition peut compter sur le soutien du grand ayatollah Hossein Ali Montazeri. Depuis la réélection contestée de Mahmoud Ahmadinejad à la tête de

la République

islamique, il n'a cessé de donner de la voix, dénonçant notamment la répression des manifestations. Sa dernière prise de position - il a demandé lundi aux dignitaires religieux de dénoncer les procès des manifestants et les violences commises dans les prisons - a d'ailleurs valu des ennuis à ses proches. Selon la presse réformatrice, plusieurs membres de sa famille, dont les trois enfants de son fils, ont été arrêtés.

Depuis la fin des années 1980, le grand ayatollah – rang le plus élevé du clergé chiite -fait figure de premier dissident religieux. L'homme a pourtant participé à la révolution islamique de 1979 et à l'élaboration de

la Constitution

iranienne, qui instaure, entre autres, la théocratie. Mais s'il croit toujours au fondement même de

la République

islamique – à savoir que le religieux prime sur le politique – il s'est très tôt montré très critique envers le pouvoir. Choisi en 1985 par l'Assemblée des experts – un collège de 88 religieux chargé de nommer et de révoquer le Guide suprême de la révolution – pour succéder à l'ayatollah Khomeini, fondateur de

la République

islamique, il a été écarté par Khomeini lui-même, celui-ci n'ayant pas goûté ses critiques sur la répression politique et culturelle. Son successeur au poste de Guide suprême, l'ayatollah Ali Khamenei, l'a fait placer en résidence surveillée entre 1997 et 2003.

Le clergé chiite divisé

Mais cela ne l'a jamais empêché de multiplier les déclarations. Très respecté en Iran, il est aussi très écouté, notamment dans le camp réformateur, où nombre d'élus ont suivi son enseignement religieux dans la ville sainte de Qom. Depuis des années, sa ligne directrice n'a pas varié: l'homme juge que le respect de l'islam n'est pas compatible avec la répression, quelle que soit sa forme. Peu après la réélection de Mahmoud Ahmadinejad, il déclarait d'ailleurs que "résister aux exigences du peuple est interdit par la religion". Dans son appel lancé aux dignitaires religieux lundi, il écrit: "Les gens disent que ces injustices sont contraires à l'islam. Pourquoi dans ce cas les dignitaires religieux, qui sont une source d'inspiration, et les gardiens de l'islam (…) ne prennent-ils pas position contre ces actions?" Et d'ajouter que lesdits dignitaires savent parfaitement que le pouvoir "exploite leur silence pour mener ses actions illégales". Selon un bilan établi par Téhéran, 36 personnes ont été tuées durant les manifestations qui ont suivi la réélection de Mahmoud Ahmadinejad. L'opposition, elle, avance le chiffre de 72. Par ailleurs, 140 personnes – élus réformateurs, simples manifestants, employés des ambassades britannique et française – sont actuellement jugés à Téhéran pour leur participation aux manifestations du mois de juin.

En s'adressant directement aux dignitaires religieux, le grand ayatollah cherche à fissurer un peu plus un clergé chiite que l'on dit déjà en proie à de fortes tensions. Le président Ahmadinejad a d'ailleurs, pour cette raison, eu bien du mal à former son gouvernement fin août. Pour ce faire, Hossein Ali Montazeri peut compter sur le soutien – qu'il le cherche ou non d'ailleurs - de Mehdi Karroubi, réformateur et candidat malheureux à l'élection présidentielle iranienne, et de l'ancien président de

la République

, Ali Rafsandjani. Le premier, qui fut autrefois l'élève des ayatollahs Khomeiny et Montazeri, a estimé samedi dans les colonnes du quotidien italien La Stampa, que "si l'ayatollah Khomeiny était vivant, il annulerait ces élections (…) et condamnerait les violences et les meurtres". Le second avait lui estimé mi-juillet que le pays connaissait une véritable "crise". "Si les aspects islamique et républicain de

la Révolution

ne sont pas sauvegardés, cela veut dire que nous avons oublié les principes de

la Révolution

"
, avait-il lancé lors d'un prêche très écouté.

L'objectif est clair: il s'agit de démontrer que le pouvoir version Ahmadinejad et Khamenei a dévoyé la révolution islamique - car d'aucuns ne critiquent son fondement. Et pourquoi pas convaincre une majorité des 88 religieux de l'Assemblée des experts, seule capable en théorie de destituer le Guide suprême, à se rallier à leur cause. Mais le pouvoir n'entend pas se laisser faire. "Certains répètent sans cesse que le peuple a perdu confiance dans le régime. Je leur réponds: 'lorsque 40 millions de personnes participent aux élections, cela veut dire qu'ils ont confiance'. Le peuple a confiance dans le régime et inversement", a déclaré le Guide suprême dans son prêche, vendredi dernier, rappelant que le régime "agira avec détermination contre ceux qui ont sorti leur épée pour le combattre". L'ayatollah Ali Khamenei n'a pas hésité à renverser l'accusation: il a rappelé que nombre de dignitaires religieux s'étaient vus, depuis 1979, écarté du pouvoir pour avoir remis en cause les principes révolutionnaires. Le grand ayatollah Montazeri – clairement visé – en fait partie.

Source : Marianne Enault - leJDD.fr http://www.lejdd.fr/

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29 octobre 2008

38 Monde musulman et Occident - Discrimination institutionnalisée en terre d’islam.

Monde musulman et Occident - Discrimination institutionnalisée en terre d’islam.

Algérie - La loi interdit les réunions publiques pour la pratique d’une religion autre que l’islam. Le prosélytisme non islamique est illégal, et le gouvernement restreint l’importation de littérature non islamique pour fins de distribution. Le pays a adopté le « Règlement sur la pratique religieuse », qui prévoit une peine de deux à cinq ans d’emprisonnement et de lourdes amendes pour toute personne reconnue coupable d’inciter un musulman à changer de religion.

Arabie saoudite - La conversion d’un musulman à une autre religion est passible de la peine de mort. Les bibles sont interdites. Les églises sont interdites. Les célébrations de Pâques sont interdites. La peine de mort est imposée à tout non musulman qui entre dans les villes « saintes » de

la Mecque

et de Médine.

Égypte - L’islam est la religion officielle de l’État et la première source législative. En conséquence, les pratiques religieuses qui sont en conflit avec la loi islamique sont interdites. Les musulmans peuvent faire face à des problèmes légaux s’ils se convertissent à une autre religion. Les non musulmans doivent obtenir un décret présidentiel pour construire un lieu de culte.

Jordanie – La peine de mort est infligée à tout musulman qui vend une terre à un Juif.

Koweït – Les groupes religieux doivent être enregistrés et détenir un permis. Les membres des religions non approuvées par le Coran ne peuvent pas construire des lieux de culte. L’enseignement religieux organisé est interdit pour d’autres religions que l’islam.

Les Maldives - Dans ces îles paradisiaques visitées par des dizaines de milliers de touristes chaque année, le christianisme n’est tout simplement pas toléré. Bien que les chrétiens locaux – qui seraient 300 sur une population totale de 300.000 – se réunissent pour le culte, ils le font au risque d’emprisonnement, ou pire, s’ils sont découverts par les autorités musulmanes. Les bibles sont interdites, et les touristes peuvent être arrêtés pour avoir tenté d’en introduire dans le pays.

Malaisie - En vertu de la loi malaisienne, tout converti au christianisme doit déposer une demande auprès d’un tribunal de la charia pour renoncer légalement à l’islam. Beaucoup de chrétiens préfèrent demeurer des convertis silencieux plutôt que de se battre devant les tribunaux de la charia, où l’apostasie ou la conversion hors de l’islam est passible d’une peine de flagellation, d’amendes, d’emprisonnement et, dans les cas les plus extrêmes, de la peine de mort. Dans un pays où les musulmans représentent plus de la moitié de la population, le musulman qui se convertit à une autre religion est passible d’une peine d’un an à 5 ans de prison et d’une amende de 3.000$. Un malaisien musulman qui épouse une personne non musulmane et qui convertit cette dernière à l’islam est récompensé avec un appartement, une voiture, un paiement de 2.700$ et une allocation mensuelle de 270$.

Pakistan - La conversion d’un musulman à une autre religion est passible de la peine de mort. Le prosélytisme par des non musulmans est interdit. Les chrétiens sont régulièrement emprisonnés pour des accusations de blasphème. L’islam est la religion d’État, et dans une cour de justice le témoignage d’un chrétien vaut moins que celui d’un musulman. L’article 295 (c) du Code pénal impose la peine de mort à toute personne qui insulte le nom de Mahomet, et exige le témoignage de quatre musulmans pour une condamnation. Cela favorise un environnement dans lequel les musulmans peuvent se sentir libres d’utiliser l’intimidation et la violence contre les minorités religieuses pour des gains personnels. De plus, si un musulman qui a violé une chrétienne plaide ensuite que sa victime accepte de le marier et de se convertir, il n’est pas reconnu coupable en vertu du droit pénal pakistanais.

Qatar – L’enseignement de l’islam est obligatoire dans les écoles publiques. Le gouvernement réglemente la publication, l’importation et la distribution de la littérature religieuse non islamique. Le gouvernement continue à interdire aux non musulmans de faire du prosélytisme auprès des musulmans.

Soudan – La conversion d’un musulman à une autre religion est passible de la peine de mort.

Syrie - La constitution exige que le président soit un musulman, et précise que la jurisprudence islamique est la principale source de législation. Partager sa foi chrétienne est découragé, étant vu comme « une menace aux relations entre les groupes religieux », passible d’une peine pouvant aller jusqu’à l’emprisonnement à perpétuité. Un chrétien n’est autorisé en aucune circonstance à faire du prosélytisme. Les églises qui veulent tenir un service supplémentaire doivent obtenir un permis du gouvernement. Les sermons sont régulièrement contrôlés, tout comme les collectes de fonds par les églises.

Yémen – Le prosélytisme par des non musulmans est interdit, ainsi que les conversions. Le gouvernement ne permet pas la construction de nouveaux lieux de culte non musulmans.

Sources : FCNN

http://pointdebasculecanada.ca/

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24 octobre 2008

37 Soeur Sourire

L’album commence par 37

Jeanne, Paule, Marie DEKERS

Née  le 17 octobre 1933  à Bruxelles. C’est suicidée le 29 mars 1985. Ses parents étaient pâtissiers. Son père, un homme faible, est entièrement dominé par sa femme. En 1950, Jeannine entre chez les "Guides ", mouvement scout féminin et catholique. Elle suit les cours d’une école catholique pour devenir enseignante en "Arts décoratifs".

Ecole très sévère :

Au réveil : « au cri de Vive Jésus, les élèves doivent répondre Vive Marie ». A sa sortie, elle ne se sent pas du tout, comme les autres jeunes filles, attirée par le mariage et encore moins par la maternité.

Elle entre chez les sœurs dominicaines en 1959. Mal lui en prit : très indépendante, elle avait voulu fuir sa mère, mais elle fut vite sous la dépendance de « mères » aussi redoutables. elle prend le voile sous le nom de sœur Luc Gabriel.

Au début tout va bien au couvent. On apprécie ses talents pour le dessin et sa belle voix pour animer les offices. Puis, arrive le concile Vatican II qui encourage la modernisation et une plus grande ouverture de l'Eglise sur le monde extérieur. Les autorités ecclésiastiques décident alors d'exploiter la jolie voix de la jeune religieuse pour délivrer des messages évangéliques dans la société et pour ramener de l'argent au couvent.soeur_sourire_02

Sous le nom de "Sœur Sourire", elle enregistre des chansons et devient une star avec des tubes comme "Dominique nique nique" dont les paroles ambiguës font rire les amateurs de gauloiseries, sans oublier "Fleur de cactus" et "Plume de radis".

Ayant fait vœux d'obéissance, d'humilité et de pauvreté, naïve, elle signe un contrat en faveur du couvent qu'elle autorise à percevoir les droits d'auteur et les bénéfices des ventes de ses disques tout en étant exempt de payer les impôts qui eux restent à la charge de Jeanne Deckers. Entre 1962 et 1963, elle fait vendre près d'un million de disque tout en étant inconsciente des opérations financières qui se déroulent à son insu et qui ne sont pas déclarées au fisc. Au couvent, pour éviter les "amitiés particulières", il est interdit d'avoir une amie. On ne doit discuter qu'en groupe, jamais à deux.

Lassée de la vie communautaire, elle obtient d'aller étudier à

la Faculté

des Sciences Religieuses de Louvain où elle retrouve un semblant de liberté. Sa notoriété atteint bientôt l'Amérique qui sort un film, à l'eau de rose, relatant son histoire : "The singing Nun" interprété par l'actrice Debbie Reynolds. Bientôt, elle songe à se faire réduire à l'état laïc en prenant pour devise celle qui est attribuée à Saint Augustin : "Aime Dieu et fais ce que tu veux". Elle quitte définitivement le couvent, avec son amie Annie Pécher, en juillet 1966. Imprudemment, elle prend l'engagement de ne plus chanter sous le nom de Sœur Sourire.  Elle compromet ainsi sa carrière de star qui repose entièrement sur ce pseudonyme. Elle se produit alors sous le nom : "Luc Dominique" et continue à chanter pour le bon Dieu. Elle porte des cheveux courts tantôt blonds tantôt bruns et s'habille avec des chaussures hauts talons et porte une jupe qui remonte parfois au dessus des genoux. Elle tient aussi quelque fois un langage agressif envers l'Eglise et se met à dos un public intégriste qui refuse de comprendre ses choix. Elle enregistre des disques avec succès et se produit dans le showbiz, à la télévision en Belgique et en France.

A l'issu d'une tournée de deux mois, du 23 juin au 23 août 1967, au Canada, son imprésario disparaît avec l'argent des concerts. Très affectée, Jeannine fait une dépression nerveuse. Elle sera d'ailleurs par la suite, jusqu'à sa mort, presque toujours névrosée, dépressive et paranoïaque. Pour se remonter le moral, elle prend des quantités de médicaments, des antidépresseurs parfois jusqu'à l'intoxication. Pour tenter de dépasser son mal de vivre psychologique, elle se gave de sucrerie, dévore des cakes, des glaces arrosés d'apéritifs et de whisky.

S'en suivent des maux de tête et des crises de foie avant d'entamer un régime pour maigrir ce qui augmente encore son taux d'agressivité. Mi-mai 1968, elle fait de la cyclothymie et finit par communiquer sa dépression à son amie. La presse commence à jaser sur cette femme qui porte un nom d'homme, Luc Dominique et qui vit avec une femme. On leur prête une liaison homosexuelle.

Elle n'a toujours aucune notion de la gestion de l'argent et oublie de payer les impôts sur ses droits d'auteur. Le 12 mars 1974, c'est le début d'ennuis qui ne finiront plus avec le fisc belge. Elles s'activent toutes les deux pour essayer de faire rentrer un peu d'argent. Jeannine anime des messes, enregistre des disques, peint et expose à l'occasion. Annie est thérapeute pour enfants autistes. Bientôt la situation devient tellement critique que certains commerçants refusent de leur faire crédit. Elles lancent en vain des appels désespérés pour qu'on leur vienne en aide.

Le 26 mars 1985, Jeannine écrit une dernière lettre à un ami en disant que d'un commun accord avec Annie, elles allaient rejoindre le Seigneur le 29 mars 1985.

Leur suicide provoque une vague d'indignation dans le royaume. La presse s'empare du scandale et la reine Fabiola s'indigne de cette mort injuste. Les deux ex-religieuses communiaient chaque jour. L'on retrouve ainsi près de leur corps sans vie des hosties consacrées qui seront récupérées par un prêtre.

Source : Florence Delaporte : Sœur Sourire - Brûlée aux feux de la rampe- Editions Plon).

cecile_de_France_Cécile de France sera Soeur Sourire

Annoncé de longue date, retardé et même annulé, le film sur Soeur Sourire est attendu en salles pour 2009. Son tournage est 100 % belge.

En Belgique, même si on ne s'en rend pas toujours compte, on tourne et on tourne beaucoup! En revenant sur ses terres pour interpréter Soeur Sourire, Cécile de France succède à d'autres prestigieux confrères. Jared Leto, Frank Dubosc, Daniel Auteuil, Gérard Depardieu, Kad Merad, Valérie Lemercier, Michel Galabru, Edouard Baer, Thierry Lhermitte, Bénabar (pour son premier film) et bien d'autres... En 2008, tous ont foulé le sol belge pour une courte ou longue période, de Namur à Liège en passant par Charleroi et, surtout, Bruxelles.

Un engouement qu'on doit notamment à l'arrivée à maturité du fameux Tax Shelter (un incitant fiscal) et par un travail de fond fourni par les bureaux d'accueil régionaux, qui aident les productions en matière de recherches de lieux, de décors, de techniciens voire de figurants. De quoi motiver plus facilement les grosses productions à poser leurs caméras chez nous. Soeur Sourire, produit par les Belges des Films de

la Passerelle

(Congo River) et les Français de Paradis Films (Indochine, 2046), en est une illustration parfaite. Depuis fin juillet, le film a été tourné entre l'abbaye de Marche-les-Dames et les Hautes Fagnes, mais surtout au coeur de Liège.

Ce 13 septembre, Cécile de France y bouclera donc le film du réalisateur flamand Stijn Coninx (Daens) à l'occasion d'une scène de concert, où quatre cents figurants chanteront en choeur Dominique, nique, nique. Une chanson mythique qui a permis à la nonne bruxelloise de vendre deux millions d'albums et de devancer Elvis Presley et les Beatles au hit-parade américain au début des années soixante. L'actrice a ainsi pris des cours de chant et de guitare. Et selon la productrice Christine Pireaux, elle se targue "d'une très jolie voix".

Un film sans tabous

Stijn Coninx: "J'ai ce film en tête depuis dix-sept ans et j'ai même recommencé le scénario à zéro. Le déclic s'est passé il y a cinq ans à Paris, après un regard entre Cécile de France et moi. On a eu un véritable coup de foudre artistique. Sans elle, je ne l'aurais jamais entamé. Je parle de coup de foudre, car mon film est avant tout basé sur l'amour. Soeur Sourire était une fille qui voulait être libre, avoir et recevoir de l'amour de n'importe quelle façon."

Jeanine Deckers de son vrai nom eut effectivement une vie sentimentale délicate, avant de se suicider en 1985 en compagnie d'une femme qui partageait son existence depuis vingt ans. "C'est un film sans tabous, dans lequel tous les thèmes seront abordés, comme l'homosexualité, l'alcoolisme et l'endettement. La clé est d'apporter une vision actuelle sur une époque passée, tout en la respectant fidèlement. J'ai tenté la chose dans Daens, et cela a marché."

On apprendra ainsi comment Soeur Sourire s'est laissé gruger par son propre couvent et par son distributeur Philips, qui ne lui ont pas laissé un centime de ses gains, estimés à... 2,5 millions d'euros!En 1966, dans Télé Moustique, elle précisait même qu'une partie de l'argent avait servi à installer un centre de radio au Burundi et à acquérir une jeep destinée à nos missionnaires africains!

Pour Cécile, un rôle capital

Cécile de France, qui porte une paire de lunettes pour l'occasion, semble particulièrement investie dans un rôle qu'elle sait capital pour sa carrière. Il y a quelques mois, elle a même pleuré en apprenant que le projet était annulé. "Absolument tout le rôle repose sur ses épaules, nous explique-t-on sur le tournage. Elle est de toutes les séquences. De plus, nous tournons dans un laps de temps record de 45 jours (c'est effectivement peu pour un tel projet). Cela nécessite six jours sur sept d'activités et de longues journées. Nous nous devons donc de respecter son besoin de concentration, tant sur le plan du jeu qu'au niveau musical."

Cette seconde adaptation (la première, The Singing Nun, avec Debbie Reynolds, date de 1966) est annoncée pour 2009, à une date non encore définie. Avec un casting 100 % belge (voir ci-contre), où figurent également des acteurs flamands de renom, tels Jan Decleir (Daens) et Filip Peeters (De Zaak Alzheimer). Quant à Cécile de France, on la retrouvera ce 22 octobre dans Mesrine: l'instinct de mort, avec Vincent Cassel, où, d'après les premiers échos, sa prestation est mémorable. Soeur Sourire ne perdra pas le sien de sitôt...

David Hainaut www.telemoustique.be

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09 septembre 2008

36 La messe noire

Certains lecteurs, puristes, ça existe, auront remarqué une mise en page peu correcte de certains de mes textes. Pour une raison pratique, ils sont écrits en WORD. Il semblerait que le logiciel de transfert de canalblog n'aimerait pas WORD. C'est son droit ; Bogues Bug comme vous voulez. Merci à tous.

200px_Baphometanton_lavey3L’album commence par 36

La messe noire

Messe noire typique

Prêtres : des défroqués

Habits : Les hommes sont vêtus de robes noires,  Les jeunes femmes sont habillées légèrement et les plus âgées sont vêtues de robes noires.

Tous les satanistes portent le symbole du Baphomet.

Sur l'autel, une femme nue est couchée les hosties sales, les crucifix sont à l'envers.

A la fin de la cérémonie, des actes sexuels qui mènent à une orgie et dans les temps anciens des sacrifices humains (disparu bien sûr de nos jours).

Exemple célèbre : Catherine de Médicis pour sauver la vie de son fils Philippe, ordonna à un prêtre « lèche-cul » de célébrer une messe noire. Composition : une hostie blanche, une noire, un calice.

Un jeune homme communia avec l'hostie blanche et puis sa tête fut tranchée en sacrifice et le calice rempli de son sang.

Je reviendrai sur le détail du cérémonial.

Historique :

Dans

la Rome

antique on cite des messes de sang (Culte d’Elagabal) dans lesquelles on sacrifiait des enfants à la gloire des démons de l’enfer.

Cependant, le culte de Satan est né après la mort de Jésus. Il débuta par des actes de sorcellerie et de magie.

La position de l'Eglise au début fut souple : très faibles châtiments. En 506 ap.JC., on décida des les excommunier et en 589 on ajouta les châtiments corporels.

Pire, en 1257, le pape Alexandre IV déclara les sorciers hérétique et autorisa l'inquisition à sévir. (Episode des Templiers).

Mais dans le peuple, l'effet fut inverse, la sorcellerie assez discrète commença à fasciner celui-ci.

En 1675, Louis XIV apprit que des messes noires étaient organisées par des aristocrates.

Il ne se doutait cependant pas que sa maîtresse en titre y participait.

La marquise de Montespan, une nature pernicieuse, craignait de perdre les faveurs du Roi.

Comme Paris à l'époque était remplie de mages et de sorciers, elle n'eut aucune peine à trouver la meilleure dans le genre : Catherine

La Voisin.

Elle lui commanda une série de trois messes noires.

La Voisin

, pas bête, chercha d’abord un lieu dans Paris pour pratiquer sa magie.

L'aménagement était le suivant :

Sur les murs intérieurs des sortes de draps noirs tendus, à une des extrémités de la pièce un autel comme dans les églises normales, à part qu'il était orné de cierges noirs et recouvert d'une nappe noire qui dissimulait un matelas ! Derrière, un rideau noir avec une croix blanche. Le tabernacle de l'autel était surmonté d'une croix.

Comme les agences immobilières n'existaient pas à l'époque, elle se débrouilla grâce au peuple de la cour des miracles.

La première messe noire se déroula dans un chalet isolé situé entre Paris et Orléans.

Description :

Première messe

La Montespan

se présenta nue et se coucha sur les dalles froides et humides, les bras en croix, un cierge dans chaque main, l'abbé Guibourg récita la messe sur son corps, le calice posé sur le ventre et oh horreur il trancha la gorge d'un nourrisson et le sang de celui-ci fut récolté dans ce calice.

La deuxième messe fut dite dans les ruines d'une cabane en pleine campagne : même scénario.

La troisième dans la maison parisienne :

Un matelas était étendu sur des sièges, un tabouret à chaque bout, l'abbé Guibourg, chasuble blanche.

Elle s'allongea sur le matelas, le napperon sur le ventre, un crucifix et un calice sur celui-ci.

La même horreur qu'au dessus se produisit.

Il arrivait aussi que le célébrant fornique sur l'autel avec une fille.

Un enquêteur du Roi,

La Reynie

, va arrêter tous ces pratiquants. Cependant pour protéger

La Montespan

, il étouffa l'affaire, ce qui ne l'empêcha pas de prendre une nouvelle gente dame la duchesse de Fontanges

La Montespan

furieuse essaya même d'empoisonner celle-ci ainsi que le Roi.

Finalement 360 personnes furent arrêtées, il y eut 110 jugements, 36 pendus ou brûlées vifs. 150 personnes furent mises au secret et emprisonnées jusqu'à leur mort (parfois durant 40 ans !).

Les messes noires n’eurent pas toujours un « mode d’emploi » standard au cours des siècles passés. Il fallut à un certain moment choisir entre sacrilège et obscénité : l’hostie devenait une tranche de navet coloriée en noir, apparurent des hosties avec en haut=relief le mot SATAN,…..

Un autre méthode, chiper une vraie hostie pour la profaner lors d’une messe noire. On la souillait, la cassait en morceaux afin que le christ sensé être présent dans l’hostie souffrirait aussi physiquement.

Après l’épisode décrit précédemment, vers 1720 la messe noire est modifiée et actualisée.

On citera les « HellFire Clubs » en Grande-Bretagne et Irlande. Les adeptes étaient des sérieux gentlemen, jeunes, qui aimaient s’amuser de façon obscène. Ils se réunissaient dans des demeures cossues.

Vers 1750, des « monks sacrileges » se réunissaient deux fois par mois à

la Medmenham

Abbey

, on y voyait le fils de l’archevêque de Canterbury et sir Francis Dashwood, devenu premier abbé de cet ordre satanique, qui louait l’abbaye. Au fond de la salle on lisait « Fay ce que voudrais », au murs des images obscènes, une bibliothèque pornographique Des filles étaient importées de Londres pour forniquer.

Dans la deuxième moitié du XIXe siècle en France, Joseph Antoine Boullan (moine défroqué) était le spécialiste des nonnes possédées. On citera encore des récits sataniques dans des ouvrages du marquis Stanislas de Guaita et Joris-Karl Huysmanns. (« Là-bas », la messe noire du chanoine Docre.).

Déroulement classique : un défroqué, une hostie consacrée, une prostituée, une vierge.

La vierge est nue sur l’autel, un crucifix à l’envers sur le corps. La messe est dite en inversant la signification des termes : le bien devient le mal, dieu est satan,…

La prostituée sert la messe, un gobelet rempli de vin entre les seins et les cuisses de la vierge.

L’hostie est abaissée et non élevée, puis souillée.

Composition du clergé :

90% sont des néophytes qui portent un baphomet rouge, c’est le premier degré.

Le 2me degré=sorcier, le 3me=prêtre de Mendès, le 4me « magister » et enfin le cinquième celui de magister satanis dont Lavey (auteur de la bible de Satan) qui fonda en 1966 à San Francisco une célèbre loge satanique fut le seul promu).

Parmi les magiciens célèbres : Aleister Crowley.

Actuellement, il y a encore de nombreux satanismes. On se sacrifie plus d’êtres humains ni d’animaux.

Rie ne distingue les adeptes de monsieur-tout-le-monde.

Exemple un ménage de haut rang de l’église de Satan aux USA : lui= « évêque », études de sciences politiques, elle= prêtresse, infirmière habitant dan une villa dont la cave sert au culte de Satan.

On cite parfois sans vraie preuve que l’actrice Jane Mansfield aurait été membre d’une secte sataniste.

Pour mémoire : une des accusation pour l’exécution des Templiers : idolâtrie pour le Baphomet ou "tête barbue", un bouc ou un humain, suivant les versions, possédant de grandes oreilles (ou des cornes) et des ailes que les maîtres sortaient à l'occasion des grands chapitres.

De nombreuses interprétations ont été associées au Baphomet,

Le nom de Baphomet n'a jamais été prononcé que ce soit par les templiers ou leurs accusateurs, seulement l'adjectif baphométique fut entendu à l'époque. L'origine de ce nom serait une déformation du nom du prophète Mahomet, soit en provençal, soit en langue d'oc, ou du moins une langue latine.

Pour en savoir plus :

Hellfire Club : http://en.wikipedia.org/wiki/Hellfire_Club

Joseph-Antoine Boullan : http://fr.wikipedia.org/wiki/Joseph-Antoine_Boullan

Stanislas de Guaita : http://fr.wikipedia.org/wiki/Stanislas_de_Guaita

Aleister Crowley : http://fr.wikipedia.org/wiki/Aleister_Crowley

Anton Szandor LaVey : http://fr.wikipedia.org/wiki/Anton_Szandor_LaVey et http://www.churchofsatan.com/Pages/LaVeyGallery.html

Baphomet : http://fr.wikipedia.org/wiki/Baphomet

Culte d’Elagabal : http://fr.wikipedia.org/wiki/%C3%89lagabal_%28divinit%C3%A9%29

Charles Manson :http://fr.wikipedia.org/wiki/Charles_Manson

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